samedi 11 avril 2009

Huit. Incompris?

Je crois que je vais devenir associal...
Cela fait déjà presque huit mois que je passe trente et une heures par semaine de ma vie à côtoyer des gens dans un micro écosystème social qu'est l'école. Ces vacances m'ont permis de réfléchir à la situation que je vais vous exposer là.

Imaginez, je débarque dans une nouvelle classe où je ne connais quasi personne à part quelques personnes déjà rencontrées dans le passé, mais avec lesquelles je n'ai pas tissé plus de liens qu'un écharpe trempée dans la boue. Je me dis alors "bon, bah si j'dois tisser des liens et renforcer les anciens encore boueux, pourquoi pas? J'ai toute une année pour m'adapter à ce nouvel environnement, à cette nouvelle micro société."

Ah... la belle et heureuse idée utopique de la parfaite entente que je nourissais s'est effritée au fil des semaines, laissant plus à une envie irréprochable de partir loin, loin de là. Mais mon esprit conformiste m'en empêchait, ce n'est qu'une année, sois relatif, sois patient. Je suis patient, mais je craque.

Ces vacances m'ont fait réaliser une chose : je m'efface, je me fonds dans la masse. Je change. Je deviens plus froid. J'ai perdu le peu d'enthousiasme face à l'inconnu. Je ne le garde que pour mes meilleurs amis.

Je me sens incompris; je n'ai plus de points de repère. Personne ne me comprend. Même ceux en qui je voyais une once d'espoir n'en avait finalement pas. Je n'insulte personne, c'est moi qui me ne sent pas à ma place dans ce microcosme. Je veux rester seul. Sans pleurer, juste regretter, juste oublier, juste penser à autre chose.

Mais je ne peux pas.

jeudi 9 avril 2009

Sept. Sans dessus, sans dessous : mais où va le monde?!

Point Final.
Mes pensées se sont donc entre-mêlées.
J'ai commencé par la fin pour terminer par le début. Et en le lisant, j'ai finalement compris que je n'ai pas respecté l'ordre de mes idées. Mais il y a quelque chose d'anormal au sens de lecture de ce texte. Et je m'ennuie à trop réfléchir, que je me demande si ce texte à du sens. Ce n'est que de la paranoia. Encore là à réinterpréter les actes faits ou non faits. Encore là à attendre une chose insensée. Comme toujours. Mon esprit sait très bien que je me fais du cinéma. Je m'éloigne. Ce n'est pas de sa faute. Je ne devrais pas me renfermer aussi radicalement que ça. Je n'ai rien fait justement. Quels actes? Je ne regrette pas mes actes, je ne veux juste pas y penser. Celle qui me pousse à agir différemment par rapport au passé. Et dire que tout cela est parti d'une idylle.

lundi 6 avril 2009

Six. Désir, quel gâchis.

Devenir fou, retenir, sentir, vouloir, tomber dans la réalité.

Je n'ai que 16 ans, j'ai toute la vie devant moi... Et pourtant, même si j'ai encore tout ce temps, pourquoi m'harcèle déjà sur l'avenir? Pourquoi planifier point par point une vie si l'on ne contrôle pas tous les facteurs de celle-ci?

Tu veux faire quoi plus tard?

Ne vous a-t-on jamais posé cette question qui vous oblige à projeter votre vie avec le peu de souvenirs et de faits présents dans un futur proche?

Quand j'aurai 30 ans, je serai dans le marketing, je vise même l'international!

Si à 16 ans tu te vois déjà PDG d'une entreprise, tu prendras bien sûr des cours d'économies, ira dans une université spécialisée, et après quelques années, te voilà enfin à ton but. Mais - comme je l'ai déjà dit - on ne contrôle pas tout; le temps coule, on ne peut l'arrêter; l'envie peut changer, on peut facilement passer du rêve de PDG au rêve de Guide Touristique. Et hop! C'est reparti pour arrêter les études entamées d'économie, et entrer dans celles de tourisme.

On pense avoir gaspillé du temps, on pense dire qu'on aurait du rester dans notre premier désir. Mais non, l'envie humaine le veut.

Alors, pourquoi dois-je déjà définir le chemin de ma vie future? Je ne suis qu'en 5ème secondaire, je n'ai plus qu'un an et demi et je me retrouve déjà à choisir le domaine qui me plait le plus.

Voilà donc les 5 phases du désir à n'importe quel niveau.
On devient fou à choisir parmi toutes les possibilités que nous offre la vie.
On en retient une, on se sent dans son élément
Donc, on veut à tout prix rester sur le bon chemin.
Mais on tombe dans la réalité. Et là, on a le choix entre rester mais désirer, ou désirer et partir.

Toujours pas convaincu?

Et le désir amoureux dans tout ça? Je vous assure que c'est la même chose, les mêmes 5 termes sont utilisés.

Devenir fou, retenir, sentir, vouloir, tomber dans la réalité.

dimanche 5 avril 2009

Cinq. Hésitation.

En discutant avec une personne surdouée, je me rends compte de toutes ces choses qui peuvent paraître normales, mais qui ne le sont pas. Qu'est-ce donc que la normalité? Juste les observations répétitives que l'homme fait sur tout et n'importe quoi. Rien qu'écrire dans un français correct vient des hommes. Mais rien n'est parfait, et rien ne s'approche du seuil de normalité. Et donc, tout est relatif. Mais la relativité absolue n'existe pas, car l'homme n'a jamais su être autre qu'humain. La nuance humaine apporte toutes ces complexités que l'on aborde aujourd'hui.

Même si je m'exprimais pas parfaitement, même si je faisais des fautes de syntaxe, même si je n'ai pas le vocabulaire assez développé que cet être humain qui se prétend surdoué. J'ai partagé avec lui un dialogue riche en pensée. Cela m'a fait penser. Qu'être idiot ou intelligent, peut importe, ce n'est qu'un système imposé par l'homme. L'esprit humain a besoin de nuance, et visiblement cet Enfant Intelligemment Précoce a - d'ailleurs, lui aussi le dit - un esprit de logique trop élévé. (Pour ceux qui n'aurait pas compris, le QI ne mesure pas la maturité de l'être, mais l'esprit logique, l'intelligence à s'adapter à comprendre, à apprendre)

Il m'a dit qu'il souffrait d'être différent des autres. Qu'il n'arrive pas à comprendre ces gens aux esprits si inférieurs. Les professeurs le détestent, dit-il. Il corrige tout (même les fautes que j'ai faites lors de notre discussion) et cela le mène à la haine des autres envers son attitude supérieure. Mais que voulez-vous?
Tout le monde est différent, et ce gars m'a fait douter de tous ces idéaux qui plânaient dans ma tête en quelques lignes.
Je suis comme tout le monde, mais je suis si différent.

Quatre. Noob vs. Geek

Devrais-je être indulgent face aux manques de connaissances de certains? Oui, normalement il faut être tolérant pour tout et tout le monde. Mais je n'ai pas pu, pensant à toutes les conséquences que ça pourrait donner.

J'en ai marre... Vraiment.

Aujourd'hui, j'ai t'chaté sur msn avec une personne noob. VDM

(Pour plus d'explications, demandez-le moi en privé, je ne veux pas l'exposer ici)

jeudi 2 avril 2009

Trois. L'âme meurt dans l'amour.

Peut-être est-ce parce que je n'ai jamais connu la vie que peuvent mener Monsieur X et Madame Y; mais je peux dire que voir des couples clamer au ton mielleux des dialogues, insupportables, entre eux, me sappe le moral. Plus le temps avance, plus je me rends compte du nombre de célibataire qui diminue, et plus je me rends compte qu'après la vie, il n'y pas la mort, mais l'amour. Et même si je sais que j'ai toute ma jeunesse devant moi, quand je constate par de brefs statistiques que seulement 1/7 de groupe pseudo-social que je cotoie 31 heures pas semaines n'a pas encore trouver de partenaires pour copuler, aimer, jouer, partager, et être dans la merde; cela me désolé.
Oui, vous pouvez parler, les naissances des couples viennent en masse à cette période de la vie où tout semble tomber en ruine pour moi. Je me plains, d'être seul, car je hais les couples qui me le font rappeler.
Mais comme le dit un très cher Great Teacher : "Célibataire, libre comme l'air!"

Deux. L'autre moi.

Derrière cette façade du niais Daniel se cache une autre personne qui, la nuit, se réveille et sort du plus profond de son âme. Celui-là négativise beaucoup ; il sait que le monde n'est pas rose et blanc, comme au pays de Candy, mais bien rempli de couleurs. De vert, de rouge, de noir, de bleu et d'hématome.

Le vert de la nature qui nous a donné naissance; le rouge du sang versé par les victimes du Destin; le noir de l'intolérance et de la violence; et le bleu de ces marques invisibles qui ne partiront jamais.

L'autre moi se cache, et s'enfuit, lorsque le jour vient. Non, ces gens ne sont pas biens; ils t'influenceront, t'abêtiront, te maltraiteront, te seront irrespectueux. Non, ne croise pas leurs regards, cela pourrait te culpabiliser. Tu n'es pas eux, ils ne sont pas toi.

Il reprend du terrain dans mon esprit. Serait-ce donc ça l'adolescence? Le combat de ce moi, et de cet autre moi.

Qu'est-ce que je peux être con des fois.